Abus sur sa fille : « Elle a été hypnotisée », se défend le père
Une affaire de violences sexuelles intrafamiliales refait surface après plusieurs décennies de silence. Une jeune femme a décidé de briser le tabou en déposant plainte contre son propre père, l’accusant d’agressions répétées durant son enfance. Les faits présumés remontent au début des années 2000, dans le département de l’Essonne.
Une plainte déposée en 2025 pour des faits anciens
C’est en 2025 que la victime présumée a franchi le pas en se rendant auprès des autorités judiciaires. Elle accuse son père de l’avoir violée à de nombreuses reprises lorsqu’elle était encore mineure.
Les agressions se seraient produites dans deux communes de l’Essonne : Chilly-Mazarin et Sainte-Geneviève-des-Bois. À cette époque, la jeune fille vivait au sein du foyer familial, rendant les révélations d’autant plus douloureuses.
Le suspect derrière les barreaux depuis avril
L’homme mis en cause est un chauffeur de bus âgé de 55 ans. Il a été placé en garde à vue puis mis en examen à Évry pour viol sur mineur.
Son incarcération est intervenue le 10 avril dernier. Depuis lors, il se trouve en détention provisoire, la justice estimant cette mesure nécessaire au regard de la gravité des accusations portées contre lui.
Un maintien en détention confirmé par la justice
La chambre de l’instruction de Paris a statué sur le sort du quinquagénaire le 26 octobre. Elle a décidé de le maintenir derrière les barreaux, rejetant toute demande de remise en liberté.
Cette décision témoigne du sérieux avec lequel l’institution judiciaire traite ce dossier sensible impliquant des violences sexuelles sur une personne vulnérable.
Une stratégie de défense contestée
Face aux accusations, les avocats du mis en examen ont développé une ligne de défense particulière. Ils évoquent la théorie des « faux souvenirs » qui auraient été induits chez la plaignante.
Selon eux, ces souvenirs traumatiques pourraient avoir émergé lors d’une séance d’hypnose. Cette hypothèse vise à remettre en cause la crédibilité du témoignage de la victime présumée.
Toutefois, cette argumentation n’a pas convaincu les magistrats instructeurs. La justice a écarté cette thèse, privilégiant la version de la plaignante et les éléments du dossier qui corroborent ses déclarations.

